07/11/2009

Le petit chat

 

 

C'est un petit chat noir, effronté comme un page.

Je le laisse jouer sur ma table, souvent.

Quelquefois il s'assied sans faire de tapage ;

On dirait un joli presse-papier vivant.

 

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;

Longtemps il reste là, noir sur un feuillet blanc,

A ces minets tirant leur langue de drap rouge,

Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

 

Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,

Pataud et gracieux tel un ourson drôlet.

Souvent je m'accroupis, pour suivre sa mimique,

Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

 

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,

Le frôle, puis, à coups de langue très petits,

Il le lappe ; et dès lors il est à son affaire,

Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

 

Il boit, bougeant la queue, et sans faire une pause,

Et ne relève enfin son joli museau plat

Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose

Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

 

Alors, il se pourlèche un moment les moustaches,

Avec l'air étonné d'avoir déjà fini,

Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,

Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

 

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;

Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,

Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,

Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

(Edmond Rostand)

 

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29/05/2007

Le petit Chat

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C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,

Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

(Les musardises)

Edmond ROSTAND (1868-1918)

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24/12/2006

 Joyeux Noël

chat...

 

Le chat, à pas de brume
S'enfuit dans la nuit brune.

Dans ses longues errances,
Il traverse les royaumes
Des fées, des elfes, des gnomes.

....


Catherine Dehay

Joyeux Noël

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18/12/2006

Chat de nuit

Je connais un chat,
Un chat de gouttière
Qui hante les toits
Tel une sorcière.

Comme les hiboux,
A la nuit tombée,
Il sort d’un coup
D’une cheminée.

Et, sauve-qui-peut,
Voilà qu’il se niche,
Pendu par sa queue
A une corniche.

Mais détrompez-vous :
S’il joue au pendule,
Ce chat n’est pas fou,
Il est somnambule !

cophotog

Pierre Coran

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30/11/2006

Le chat et le soleil

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Le chat ouvrit les yeux

Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

©Maurice Carême

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18:54 Écrit par Animusiques dans POESIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chat, maurice careme |  Facebook |